| Remise des données brutes à un huissier |
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TOXICITE CONFIRMEE POUR UN OGM ET POUR LE PESTICIDE ROUNDUP, PLAINTES EN DIFFAMATION AUX CRITIQUES
Le CRIIGEN se réjouit de la confirmation des recherches de l'équipe du Pr. Séralini, publiées en septembre dernier sur la toxicité à long terme du principal herbicide du monde, le Roundup, et d'un maïs OGM qui l'absorbe sans mourir, deux produits de la firme Monsanto. Cette étude a été une des plus consultées au monde depuis septembre 2012 (Food and Chemical Toxicology, 50 (2012), 4221-4231). Non seulement elle a été maintenue dans sa publication par une des meilleures revues de toxicologie au monde, malgré des pressions incessantes, mais aussi les réponses détaillées à toutes les critiques viennent d'être publiées par le même éditeur (Food and Chemical Toxicology (2013), en ligne). De plus, l'équipe a de nouvelles données expérimentales qu'elle diffusera bientôt sur le Roundup. Les critiques
négatives émanaient d'une quarantaine de scientifiques ou
regroupements (associations, agences de validation des produits...) dont les
conflits d'intérêts ont été établis pour une
grande majorité d'entre eux, que ce soit directement avec la société
Monsanto, ou bien avec les personnes ayant favorisé les autorisations
des produits de la firme en question, ou du même type de produits. La
plupart de ces personnes ne sont pas de la spécialité, ou ne publient
pas dans le domaine de la toxicologie des pesticides ou de l'évaluation
des OGM. Le CRIIGEN et
l'équipe de recherche ont reçu le soutien et les critiques
positives de plus de 300 scientifiques de 33 pays et 5 continents, qui
représentent davantage à notre sens l'ensemble de la
communauté scientifique. Le CRIIGEN se
réjouit aussi du fait que l'ANSES, et plusieurs pays dont la France, ont
reconnu la nécessité de tests à long terme pour les OGM,
et la sous-évaluation des pesticides. Un projet de résolution en
ce sens va être soumis au Parlement français. Nous nous en
félicitons. Par ailleurs, la Direction Générale de la
Santé et des Consommateurs de la Commission Européenne a
désavoué l'avis de l'EFSA sur l'absence de nécessité
de tests à long terme. Ainsi, notre
étude a révélé les carences des évaluations
ayant conduit aux autorisations des produits incriminés, ainsi que le
laxisme des agences sanitaires, dont l'EFSA, qui ont commis des fautes
professionnelles graves pouvant mettre en danger la vie d'autrui. Par ailleurs, nous
avons déposé fin 2012 des plaintes en diffamation contre les
assertions de "fraude" et "données
falsifiées" publiées respectivement dans Marianne et La
Provence par Jean-Claude Jaillette et
Claude Allègre. Nous rappelons que C. Allègre fait partie de
l'association de défense des biotechnologies végétales
(AFBV) qui a déjà été condamnée avec son
président M. Fellous pour diffamation à
notre encontre en 2011. D'autres plaintes sont en cours pour propos
diffamatoires ridicules et mensongers, alors que toutes les critiques scientifiques
s'essoufflent. Nous allons prendre en
2013 d'autres mesures judiciaires appropriées afin notamment de faire
toute la transparence sur les données toxicologiques cachées et
laxistes qui ont permis, via les agences sanitaires, d'obtenir les autorisations
de commercialisation des produits que nous avons testés, entre autres.
Pour donner l'exemple, nous déposons nos données brutes
auprès d'un huissier de justice, très solennellement. Nous les
rendrons publiques dès que les agences ou Monsanto auront fait de
même pour les leurs, et que les gouvernements y auront consenti. Ceci
permettra vraiment à l’ensemble de la communauté
scientifique de disposer de toutes les données toxicologiques existantes
sur ces produits industriels, afin que s’opère une véritable
expertise contradictoire et transparente, et non plus une pseudo-expertise
biaisée par des groupes de pressions plus soucieux de leurs
intérêts que de la santé publique. |
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