| Critiques sur la nouvelle loi française sur les OGM |
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OGM: "débat torché, vote irresponsable" (Greenpeace) Le projet de loi sur les OGM (PRINCIPAUX POINTS)PARIS, 9 avril 2008 (AFP) - Principaux points du projet de loi sur les OGM, adopté mercredi par l'Assemblée : PRINCIPES GENERAUXLa liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM, sans que cela nuise à l'intégrité de l'environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité, est garantie dans le respect des principes de précaution, de prévention, d'information, de participation et de responsabilité en vigueur. Les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM ». HAUT CONSEIL DES BIOTECHNOLOGIESLe Haut conseil a pour mission d'éclairer le gouvernement sur toutes questions intéressant les OGM ou toute autre biotechnologie. Il peut se saisir d'office, à la demande de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, ou à la demande d'un député ou d'un sénateur, des associations de défense des consommateurs ou de protection de l'environnement. Il rend un avis sur chaque demande d'agrément, déclaration, ou demande d'autorisation en vue de l'utilisation confinée ou de la dissémination volontaire d'OGM. Il est composé d'un "comité scientifique" et d'un "comité économique, éthique et social". Son président est un scientifique, choisi en fonction de ses compétences et de la qualité de ses publications. COEXISTENCE DES CULTURES
Les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux peuvent, avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés, exclure la culture d'OGM sur tout ou partie de leur territoire. Lorsque cela est nécessaire à la protection d'un signe d'identification de la qualité et de l'origine, cette protection peut être renforcée. Les conditions techniques relatives aux distances sont fixées "par nature de culture". Elles doivent permettre que la présence accidentelle d'OGM dans d'autres productions soit inférieure au seuil établi par la réglementation communautaire. DELIT DE FAUCHAGE ET RESPONSABILITE
Le fait de détruire ou de dégrader une parcelle de culture OGM autorisée est puni de deux ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende. La peine est portée à trois ans et 150.000 euros pour une parcelle destinée à la recherche.Tout exploitant agricole, autorisé à mettre en culture un OGM et à le mettre sur le marché, est responsable, de plein droit, du préjudice économique résultant de la présence accidentelle de cet OGM dans la production d'un autre exploitant agricole, dont les apiculteurs. DISPOSITIONS DIVERSES
L'autorité administrative établit un registre national, indiquant la nature et la localisation des parcelles culturales ensemencées d'OGM. Les préfectures assurent la publicité de ce registre par tous moyens appropriés, notamment sa mise en ligne sur l'internet. Création d'un Comité de surveillance biologique du territoire, composé de personnalités désignées, compétentes dans l'écotoxicologie, les sciences agronomiques, ou la protection de l'environnement et des végétaux. Loi OGM : les syndicats agricoles toujours divisés sur la question
De son côté, la Coordination rurale regrette, dans un autre communiqué, "que les cultivateurs d'OGM respectant les prescriptions techniques soient néanmoins rendus financièrement responsables en cas de contamination". Car, souligne-t-elle, "les assureurs n'acceptent toujours pas de couvrir ce type de risques" et "la loi montre bien que la cohabitation OGM/non-OGM n'est pas neutre, contrairement aux affirmations des lobbies semenciers". Enfin, la Coordination rurale déplore que " l'obligation d'étiquetage des produits contenant des OGM n'ait pas été retenue, pour garantir réellement à chaque consommateur sa liberté de consommer avec ou sans OGM". L'Assemblée adopte de justesse le projet de loi OGM, sur fond de crisePARIS, 9 avril 2008 (AFP) - L'Assemblée nationale a adopté mercredi de justesse, en première lecture, le projet de loi sur les OGM, dont l'examen a entraîné une forte crise au sein du gouvernement et de la majorité. Le projet de loi, déjà approuvé le 8 février par les sénateurs, a été adopté par 249 voix contre 228, soit une courte majorité (21 voix d'écart), lors d'un scrutin solennel demandé par les groupes PS et GDR (PCF-Verts). Une centaine de députés se sont abstenus ou n'ont pas pris part vote, une proportion très importante pour un scrutin solennel. Qualifié "d'imparfait" par le gouvernement, il vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive européenne de 2001 que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national. Le vote du texte a été précédé mercredi par une grave crise gouvernementale, suscitée par des critiques formulées dans un entretien au Monde par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, visant notamment son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et le président du groupe UMP Jean-François Copé. |
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