| Nouveau rapport du CRIIGEN sur le bisphénol A |
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Toxicité sur les mammifères et les humains du bisphénol A (BPA) - février 2009
Il parait dangereux aujourd’hui pour la santé humaine de continuer à utiliser le BPA en particulier dans les emballages à contact alimentaire, de plus son utilisation dans l’industrie devrait être interdite. L’exposition des nourrissons et enfants au BPA devrait être réduite au plus vite, car ils font partie des personnes les plus sensibles face aux perturbations endocrines, par leur plus faible poids, mais aussi par le fait qu’ils soient en croissance. La réglementation actuelle ne tient pas assez compte des perturbations endocrines pour autoriser et fixer les limites d’utilisation d’un produit, car c’est la toxicité aigüe qui est principalement étudiée. A ce sujet le journal canadien La Presse publiait le 26 février dernier cet article . Où trouve-t-on du BPA ? Code de recyclage. voir le poster présenté au 1er congrès international sur les pathologies environnementales qui s'est déroulé du 9 & 10 octobre 2009 Réouverture de l'expertise sur le BPA et le PFOA par le nouveau directeur de l'AFSSA
La vieille école de la toxicologie prend essentiellement comme preuve de toxicité l’épidémiologie et le dépassement des doses journalières admissibles. Ces critères sont insuffisants car tout d’abord l’épidémiologie n’est pas assez pertinente pour la connaissance des effets à long terme, avec bioaccumulation des polluants et effets combinés. D’autre part, les doses journalières admissibles et les seuils n’ont pas de sens scientifique absolu s’ils ne tiennent pas compte du temps et de la fréquence des expositions, ni des autres polluants, ou de l’âge, du sexe et de la sensibilité des personnes exposées. Ces paramètres devraient être pris en compte avant l’autorisation des produits chimiques. C’est l’objet de la réglementation REACH qui n’est pas encore appliquée vraiment. Dans l’attente et dans le cas du BPA, la controverse est forte entre scientifiques indépendants (détaillant de nombreux effets néfastes du BPA sur la santé humaine), et scientifiques ayant un rattachement plus ou moins important avec les entreprises. Le CRIIGEN rappelle par ailleurs les recherches de l’équipe du Pr. Séralini qu’il a soutenues, et qui ont été publiées en 2007 dans une revue scientifique internationale sur les effets combinés des principaux polluants, et notamment du BPA à faibles doses en combinaison avec des pesticides et le produit industriel nonylphenol : Benachour et al. Tox. Appl. Pharmacol. 222, 129-140 (2007). Ce nouveau travail indépendant (2009, téléchargeable www.criigen.org )a été réalisé par Emilie Clair sous la direction du Pr. Gilles-Eric Séralini à l'Université de Caen en France. Il a été soutenu par le CRIIGEN. Les Fondations pour une Terre Humaine et Denis Guichard sont aussi remerciées. Contact en France: Pr Gilles-Eric Séralini, Biochimie, Institut de Biologie, Université de Caen, Esplanade de la Paix, 14032 Caen, France. Téléphone: 33(0)2-31-56-56-84. Fax: 33(0)2-31-56-53-20. Corinne Lepage Présidente du CRIIGEN Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir . |
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