OGM et santé Version imprimable Suggérer par mail

G. E Séralini, vous affirmez que le développement des OGM en agriculture provoquera des morts et des maladies, pouvez-vous vous expliquer ?"

Il existe des OGM pour la recherche dont l'objectif est de mieux comprendre la fonction des gènes, que ne verra jamais le grand public. Pour le reste, il convient de définir précisément ce que sont les OGM de première génération commercialisés. Il s'agit à 99% de plantes à pesticides : 28% secrètent dans le monde un insecticide (comme le maïs Bt), 71% ont été créés pour savoir absorber des doses importantes de désherbant sans mourir (ou y être insensibles, comme le soja au Roundup). Pour des raisons développées par ailleurs (OGM, Le Vrai Débat, Flammarion), ils servent essentiellement l'agriculture intensive, utilisant les pesticides, sans en faire l'économie, et en en consommant davantage dans certains cas. Ce sont des brouillons génétiques mal évalués pour leurs risques sur l'environnement et la santé publique, avec un manque de tests de nutrition et de toxicité chronique sur mammifères." " On dénombre déjà 20 000 morts par cancers et par an liés aux pesticides aux Etats Unis. Le problème de la toxicité des pesticides (et notamment de ceux qui sont associés aux OGM) est d'une autre ampleur pour la santé humaine que celui de la vache folle".

 

"Parmi les risques inhérents aux plantes transgéniques une théorie dénonce l'utilisation de promoteurs viraux (virus de la mosaïque du chou-fleur) comme étant susceptible d'entraîner la réactivation d'oncogènes ou de créer de nouveaux virus dans les espèces où il est introduit. J'ai rencontré un virologue qui m'a certifié que ceci était du pur délire puisque nous mangions fréquemment du virus de la mosaïque du chou-fleur sans incident particulier. Pour lui les phénomènes d'hétéro-encapsidation et de recombinaison ne sont pas spécifiques aux plantes transgéniques ; il s'agirait juste de savoir s'ils sont de nature différente ou se produisent à une autre fréquence. Le seul point méritant vraiment l'attention avec les plantes transgéniques résistantes à des maladies virales, est le problème du flux de gènes et de la possibilité de conférer un avantage compétitif à des cousines sauvages de la plante transformée. Partagez-vous cet avis ?

"Le fait que nous mangions du chou-fleur (et éventuellement son virus) sans incident connu, qu'est-ce que cela a à voir avec l'instabilité génomique de la plante et la possibilité de création de nouveaux virus de plantes si tous les OGM en comportent ? On noie le poisson. Par contre la phrase commençant par " Pour lui " je suis d'accord. Il faut étudier la fréquence des recombinaisons avec les OGM, ce qui n'est pas fait. Donc il n'y a pas " Un seul point … " (phrase suivante). "

 
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