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Appeal for the Labelling of the Products from Animals Fed on GMOs - May 2007

Friday 4 April 2008

"Les produits animaux -viande ou même poissons d'élevage- peuvent avoir été nourris d'aliments OGM (organismes génétiquement modifiés) sans que le consommateur le sache, en raison de l'absence d'étiquetage", a déploré vendredi à Rennes Jean-Yves Griot, secrétaire du réseau Cohérence, qui rassemble plus d'une centaine d'associations du grand Ouest (consommateurs, producteurs, défenseurs de l'environnement, etc.). Ces dernières demandent donc que les produits issus d'animaux soient soumis aux mêmes contraintes que les produits végétaux pour lesquels, l'Europe impose depuis avril 2004 un étiquetage dès lors qu'ils contiennent plus de 0,9% d'un ingrédient issu d'une plante génétiquement modifiée.

"Entre 60 et 90% des consommateurs européens, selon les pays, demandent du non OGM (...) Le non OGM fait désormais partie des critères de qualité d'un produit et la grande distribution, de même que les chaînes de fast food, ont commencé à prendre en compte cet état d'esprit, y voyant un outil de marketing", souligne François Bettinger, représentant de la société Solteam, spécialisée dans le commerce mondial de soja non OGM. Autour de 70% de la production de la Cooperl, le premier producteur de viande de porc en France avec 15% de la production (3,6 millions de porcs abattus par an), est dépourvue d'OGM, précise Denis Olivry, responsable des achats à la coopérative. "Mais, en l'absence d'étiquetage, nous ne pouvons pas valoriser cette production non OGM", a-t-il regretté. "Qu'il s'agisse d'une côte d'un porc nourri avec des aliments OGM ou des aliments non OGM, le consommateur, à l'achat, ne verra pas la différence sur le produit", selon lui. La situation est la même avec le poisson d'élevage appelé à se développer du fait de la diminution des ressources halieutiques.

"Pour produire un kilo de poisson d'élevage, il faut 5 kg de poisson sauvage, ce qui n'est plus possible. Maintenant, on remplace ce poisson sauvage par du soja", sans mentionner s'il est ou non dépourvu d'OGM, rappelle M. Bettinger. L'essentiel du soja, utilisé dans l'alimentation du bétail, est importé. La Bretagne, une des principales régions agro-industrielles de l'UE, s'emploie depuis plus de deux ans à mettre en place une filière d'importation non transgénique, essentiellement en provenance du Brésil, premier exportateur mondial. Une quarantaine de régions européennes ont également adhéré à cette démarche de mise sur pied d'une filière d'approvisionnement sécurisée en soja -ou autres produits- non OGM pour l'alimentation animale. Selon un sondage publié début mai, une majorité des agriculteurs français est favorable à un moratoire sur les OGM, en attendant qu'un consensus se dessine ou que la recherche scientifique permette de trancher définitivement sur l'existence ou non de risques sanitaires et environnementaux réels liés à ce nouveau type de production.

Source : AFP