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Réponse à la Comission du Génie Biomoléculaire

Mercredi 25 Juin 2008

 

Rappelons tout d’abord que le rapport des services de Monsanto n’avait en aucune manière abordé cette question en dehors de l’ANOVA par sexe, semaine après semaine. 
 
Notre méthode pour aborder cette question a été la suivante :
 
- Représentation graphique des courbes expérimentales de croissance des poids des rats par sexe et pour les seuls groupes nourris au MON863 à 11% et 33% et les groupes correspondants nourris avec le maïs isogénique (groupes contrôles).
 
- Cette représentation faisait apparaître des écarts différentiés selon le sexe et la dose : les mâles nourris à 11% OMG croissaient en moyenne moins vite que ceux des groupes contrôles, les femelles nourries à 33% croissaient en moyenne plus vite que les groupes contrôles. Après recherche bibliographique, nous avons vu que dans le cas de croissance de mammifères, les courbes de Gompertz pouvaient être utilisées pour représenter cette croissance.
 
- Nous avons alors ajusté une courbe de Gompertz sur les courbes empiriques d’intérêts. Les paramètres étaient alors estimés par régression non linéaire sur la base des 14 valeurs moyennes de poids correspondantes aux 14 semaines afin de représenter une courbe moyenne théorique correspondant à la courbe empirique (nous parlons dans notre publication de « the experimental and corresponding theoretical curves »). Nous avons alors représenté ces courbes moyennes théoriques en faisant apparaître des barres d’erreurs associées à chacune de ces moyennes. Les résidus dans ce cas se réduisaient aux 14 différences entre les valeurs moyennes et la courbe de Gompertz qui, après test, pouvaient être considérés comme vérifiant les conditions usuelles.
 
- Ces courbes ont donc été comparées et sont significativement différentes. Nous en avons donc déduit que les croissances moyennes des rats des groupes concernés étaient différentes et cet élément à été mis en relation avec l’ensemble des variables hématologiques, chimiques et urinaires qui apparaissaient être exprimées différentiellement (tables 2 et 3) et qui constituent l’élément le plus important de la publication.
 
- Nous tenons à rappeler que notre démarche ne consistait alors non pas à faire une étude statistique de comparaison de modèles comme a pu le faire le rapporteur externe de la CGB, mais à comparer les courbes moyennes théoriques ajustées sur les moyennes observées.
 
 
Veuillez accepter, Mesdames et Messieurs, nos sentiments respectueux
 
 
Les trois auteurs de la publication, Dr. D. Cellier, Pr. G.E. Séralini et Dr. Joël Spiroux de Vendômois