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Conférence IFRIS : “Deux ans après l’étude Séralini : comment évoluent les tests de toxicité ?” (11/12/2014)

Lundi 8 Décembre 2014

/user/image/manifestationPicture_079123.pngL’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la septième séance de ses Matinales. Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d’idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l’occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l’IFRIS et différents types d’acteurs (académiques, journalistes, responsables de l’administration, membres de la société civile, …).

Programme complet à télécharger

Jeudi 11 décembre, de 9h00 à 10h30


Deux ans après l’étude Séralini : comment évoluent les tests de toxicité ?

La question des tests de toxicité est posée par de nombreuses affaires sanitaires et environnementales aujourd’hui. Si les risques liés au bisphénol A, aux OGM, à l’aspartame mais aussi à certains pesticides font controverse, c’est aussi parce que d’aucuns considèrent que ces risques sont mal évalués. Les tests de toxicité tels qu’ils sont pratiqués par les industriels, et utilisés par les autorités sanitaires, manqueraient de révéler la totalité des effets nocifs de ses produits.

En septembre 2012, le professeur Gilles-Eric Séralini et ses collègues tentaient, par une publication dans Food & Chemical Toxicology, de montrer que la limitation conventionnelle des tests de toxicité pour les OGM à 90 jours empêchaient de mesurer les effets indésirables de l’exposition à ces substances. En portant l’expérimentation à deux ans, l’équipe Séralini revendiquait de nouveaux effets de l’exposition au NK603 et au Round-Up, telle une incidence accrue de tumeurs mammaires. La publication ouvrait ainsi, parmi d’autres débats, celui de savoir si et comment il fallait faire évoluer le protocole à 90 jours recommandé par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments et la réglementation européenne.

Deux ans après cette publication, les tests de toxicité évoluent-ils davantage ou autrement ? Le protocole du test à 90 jours a t-il évolué, dans les textes ou en pratique ? De nouveaux tests, à deux ans ou autre, sont-ils venus compléter la batterie de tests que l’on applique aux OGM ? Plus généralement, qu’est-ce que cette affaire dit de la manière dont des tests sont construits, puis répliqués, validés, parfois standardisés pour fonder ce qu’on appelle parfois toxicologie réglementaire ? Qui fondent ces normes de preuve ?

David Demortain, sociologue des sciences et de l’action publique à l’INRA, viendra discuter de ces questions et des recherches récentes qui peuvent les éclairer, en compagnie de:

  •     Robert Barouki, directeur de recherche, Laboratoire Pharmacologie, Toxicologie et Signalisation cellulaire, UMR S747 Université Paris Descartes et INSERM

 

  •     Nicolas Defarge, chercheur, Laboratoire OERECA-IBFA/Université de Caen Basse Normandie et Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique (CRIIGEN)

 

  •     Stéphane Foucart, du journal Le Monde (sous réserve)


En partenariat avec : L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), de l’université Paris-Est (UPE), et de LabEx.


L’inscription est obligatoire : prountzou[@]ifris.org

Accès : Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) – Salon d’honneur (Accès 37, 1er étage, Salle 50 Honneur) – 2, rue Conté – 75003 PARIS (Métro Arts-et-Métiers, lignes 3 et 11) VOIR LE PLAN

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